Colloque sur l’avenir de la pharmacie – l’URPP présente sur Impact Pharmacie

Dans le cadre du Colloque sur l’avenir de la pharmacie organisé par l’Association des étudiants en pharmacie de l’Université de Montréal le 23 novembre 2016, l’équipe d’Impact Pharmacie est intervenue afin de mettre en valeur les données sur les rôles et retombées du pharmaciens.  On retient de cette présentation les éléments suivants:

Plusieurs étudiants de l’URPP ont mis en valeur la plate-forme et son utilisation

  • Leanne Suen Fa a présenté une vidéo qu’elle a réalisée afin de mettre en valeur la plateforme ; on peut visionner celle-ci en ligne sur Youtube
  • Michael Jaatoul a proposé un tour d’horizon des fonctionnalités de la plate-forme
  • Soraya Mamoun a présenté une utilisation pratique du site pour illustrer des interventions utiles afin d’augmenter l’adhérence d’un patient hypertendu en officine
  • Éléonore Ferrand a présenté un exemple concret d’interventions applicables à la gériatrie et l’oncologie
  • Flavie Pettersen-Coulombe a raconté comment le site peut aiguiller le pharmacien en vaccination pour la grippe afin d’optimiser la couverture vaccinale ; elle a également montré en quoi le site pourrait être utile à la gestion en pharmacie

Il s’agit de notre première intervention dans le cadre de la phase IV du projet Impact Pharmacie.  Dans le cadre de cette phase qui débute le 1er novembre 2016, nous procèderons à des dizaines d’interventions visant à valoriser les rôles et retombées du pharmacien.

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Participation des étudiants au Colloque sur l’avenir de la pharmacie. 

S-151 – Faculté de pharmacie, Université de Montréal, 23 novembre 2016

Une intervention éducative ponctuelle peut-elle améliorer la technique d’utilisation de pompes pour l’asthme et la MPOC chez les patients âgés?

Bouwmeester C, Kraft J, Bungay KM. Optimizing inhaler use by pharmacist-provided education to community-dwelling elderly. Respir Med. 2015 Oct;109(10):1363-8. doi: 10.1016/j.rmed.2015.07.013. Epub 2015 Jul 20.

Ce que cet article nous apprend

  • Étude observationnelle prospective en milieu ambulatoire, à Mattapan, aux Massachusetts (États-Unis).
  • Échantillon de 42 patients éligibles au programme PACE (ayant au moins 55 ans, nécessitant des services infirmiers, pouvant demeurer dans la communauté, habitant dans une zone desservie par le programme), résidant à domicile ou dans une résidence avec soins et recevant un traitement d’entretien sous forme d’inhalateur pour l’asthme et/ou la MPOC tout au long de l’étude.
  • Un pharmacien ou un étudiant en pharmacie supervisé par un pharmacien était assigné à chacun des patients. Les interventions avaient lieu soit dans le centre de services de jour ou au domicile du patient, selon la préférence de ce dernier et duraient 30 minutes. Il y avait 2 contacts entre le pharmacien et le patient. Lors du premier contact, le pharmacien demandait au patient de montrer comment il utilise habituellement son inhalateur à l’aide d’un démonstrateur placebo correspondant. Le pharmacien évaluait la technique en remplissant une grille standardisée. Par la suite, le pharmacien faisait de l’enseignement sur la bonne méthode d’inhalation et demandait au patient de répéter à l’aide du démonstrateur. Le patient devait maîtriser chaque étape avant de passer à la suivante. Par après, le pharmacien demandait au patient de refaire le tout depuis le début et l’évaluait à nouveau en utilisant la même grille. Lors du second contact, 4 à 6 semaines plus tard, les patients étaient revus par le même pharmacien ou étudiant en pharmacie que lors de leur premier contact. Le pharmacien demandait au patient de refaire une démonstration de sa technique d’utilisation de l’inhalateur et l’évaluait à l’aide de la même grille.
  • Le score moyen sur la technique d’utilisation des inhalateurs était de: 14,0/20 avant l’intervention, 18,2/20 immédiatement après l’intervention (p<0,001) et 17,7/20 4 à 6 semaines après l’intervention (p<0,001 par rapport au score avant l’intervention).

Ce que nous savions déjà

Ce qu’on se pose comme questions

  • Le fait que l’étude ait été faite au sein d’un seul site du programme PACE peut-il nuire à la validité externe de l’étude?
  • Le fait qu’il y ait eu peu de pharmaciens et d’étudiants impliqués limite-t-il la confiance dans le caractère reproductible de l’intervention?
  • Le fait que seulement une faible proportion des patients avaient de l’asthme seul ou en concomitance avec la MPOC limite-t-il l’applicabilité de ces résultats aux patients asthmatiques?
  • La petite taille échantillonnale nuit-elle à la validité externe de l’étude?

Ce que vous pouvez notamment faire

  • Évaluer et corriger les techniques d’utilisation d’inhalateurs pour les patients âgés atteints d’asthme ou de MPOC lors des suivis en personne.
  • Tenter d’incorporer des visites à domicile pour le patients âgés dans la pratique pharmaceutique courante.

Auteurs: Razvan Lucian Cazacu

Création: 21 octobre 2015

Accident vasculaire ischémique aux urgences : quelle place pour le pharmacien ?

Gosser RA, Arndt RF, Schaafsma K, Dang CH. Pharmacist Impact on Ischemic Stroke Care in the Emergency Department. J Emerg Med. 2016 Jan;50(1):187-93

 

Ce que cette étude nous apprend

  • Étude observationnelle rétrospective, au sein d’un département d’urgences d’un centre hospitalier de Milwaukee, Wisconsin, Etats-Unis.
  • Échantillon de 105 patients de plus de 18 ans ayant reçu une injection intra-veineuse de rtPA (activateur tissulaire du plasminogène recombinant). Étaient notamment exclus les patients ayant une tension supérieure à 185/110 mm Hg, qui avaient une dose partielle de rtPA, dont l’injection avait été initiée à l’extérieur de l’établissement.
  • Les patients ont été sélectionnés en consultant de façon rétrospective les dossiers médicaux. Seuls ceux remplissant les critères d’inclusion et n’ayant pas de critères d’exclusion étaient inclus. Les dossiers médicaux sont alors analysés pour déterminer si un pharmacien était impliqué ou non dans l’administration du rtPA. L’implication du pharmacien est définie comme l’inscription d’une note dans le dossier-patient, l’entrée de commande ou le contournement du cabinet de dispensation automatique. Le pharmacien était présent dans le service de 10h à 18h30.
  • Les objectifs de l’étude étaient de comparer l’exactitude du dosage de l’activateur tissulaire recombinant du plasminogène (rtPA), le temps moyen de prise en charge, l’identification des contre-indications à la thérapie en présence ou en l’absence d’un pharmacien au département des urgences dans la prise en charge des accidents vasculaires.
  • En ce qui concerne l’exactitude du dosage, il apparait similaire dans les deux groupes : 96.6% (groupe avec pharmacien) vs 95.6% (groupe sans pharmacien) avec p=0.8953.
  • En ce qui concerne le temps médian de prise en charge pour l’initiation du traitement par rtPA, il est diminué en présence d’un pharmacien : 69.5 min (groupe avec pharmacien) vs 89.5 min (groupe sans pharmacien) avec p =0.0027.
  • En ce qui concerne le nombre de d’initiation de rtPA dont le temps de prise en charge est inférieur à 60 min, on note une augmentation de la proportion en présence d’un pharmacien : 20/67 soit 29.9% (groupe avec pharmacien) vs 6/38 soit 15.8% (groupe sans pharmacien) avec p=0.1087.

 

 Ce que nous savions déjà

 

Ce qu’on se pose comme questions

  • Quelles étaient réellement les actions des pharmaciens présents aux urgences en situation d’accidents vasculaires ischémiques et de quelles façons ses interventions permettaient une diminution de temps de prise en charge ?
  • Y aurait-il eu une grande différence dans les résultats si le pharmacien était pleinement intégré dans l’équipe de gestion d’urgence des accidents vasculaires ischémiques de ce centre hospitalier ?
  • De même, au moment de l’étude, de 2008 à 2010, les dossiers-patient n’étaient pas encore informatisés ; avec une documentation plus complète, aurait-on eu d’autres résultats ?
  • Le fait d’exclure les patients ayant eu une injection partielle ou dont la tension est supérieure à 185/110 mm Hg ne fausse t-il pas les résultats ?

 

Ce que vous pouvez notamment faire

  • Impliquer le pharmacien dans la gestion des situations d’urgences au département des urgences.
  • Favoriser une approche pluridisciplinaire des situations d’urgences.
  • Réfléchir à la gestion des médicaments à risque aussi bien à la pharmacie centrale qu’au niveau des services.
  • Mettre en place des procédures et dispositifs permettant d’identifier les demandes urgentes afin de pouvoir y répondre dans les plus brefs délais.

Le pharmacien communautaire peut-il avoir un impact sur la survenue des symptômes d’insuffisance cardiaque?

Lee VW, Choi LM, Wong WJ, Chung HW, Ng CK, Cheng FW. Pharmacist intervention in the prevention of heart failure for high-risk elderly patients in the community. BMC Cardiovasc Disord. 2015 Dec 24;15(1):178.

Ce que cette étude nous apprend :

  • Il s’agit d’une étude avant-après effectuée dans des centres de personnes âgées à Hong Kong en Chine ayant pour but principal de documenter l’impact des interventions du pharmacien sur la prévention des symptômes d’insuffisance cardiaque dans une communauté de personnes âgées à hauts risques. Les objectifs secondaires étaient de vérifier si une variation de la pression artérielle, du bilan lipidique et de la glycémie sont observables suite aux interventions du pharmacien.
  • Un nombre total de 113 patients ont été recrutés pour cette étude suite aux critères d’inclusion et d’exclusion déterminés en 2012. Il s’agit de patients ayant expérimentés des symptômes d’insuffisance cardiaque récemment selon un questionnaire correspondant à la classification fonctionnelle de l’insuffisance cardiaque du New York Heart Association (NYHA) ou des patients à hauts risque avec au moins 2 des critères: suivants tension artérielle systolique >130/80 mmHg chez les diabétiques ou >140/90 mmHg s’ils ne le sont pas; Glycémie > 11,1 mmol/L et/ou une dyslipidémie définie par le taux de LDL-cholestérol>2,59 ou triglycérides>2,3.
  • Les pharmaciens ont réalisé un suivi 2 fois tous les 3 à 4 mois des données démographiques, de la glycémie capillaire, du bilan lipidique, de l’observance au traitement, de la tension et des symptômes d’insuffisance cardiaque en employant des dispositifs tels que le tensiomètre Omron HEM-7011, l’appareil de glycémie Accu-Check Performa ainsi que le CardioCheck Analyzer pour mesurer le bilan lipidique. Lors des visites, les pharmaciens se chargeaient également de conseiller le patient sur l’usage du médicament, vérifiaient les connaissances vis-à-vis de leurs problèmes de santé ainsi que les mesures non pharmacologiques associées et utilisaient aussi le questionnaire NYHA lors de la première et de la dernière visite.
  • Les résultats de l’étude indiquent, que pour un total de 13 symptômes d’insuffisance cardiaque (p.ex.  douleur à la poitrine, essoufflement, œdème, limitation de l’exercice physique), une diminution du nombre de patients ressentant un symptôme d’insuffisance cardiaque entre le début de l’étude et lors de la dernière visite (passant de 63 à 41, différence de 22, p <0,001) et une différence de moyenne de symptômes expérimentés par individu (de 2,96 à 1,52; différence de 1,43; p <0,001).
  • D’autre part, les résultats indiquent une diminution du taux de LDL-cholestérol (passant de 3,42 à 2,56 mmol/L; différence de -0,86 p< 0.001) et des triglycérides (passant de 3,28 à 2,13 mmol/L; différence de -1,15 p< 0,001) alors qu’aucun changement significatif n’a été observé au niveau de la tension artérielle systolique et de la glycémie capillaire.
  • Finalement, les résultats semblent indiquer une augmentation importante du nombre de patients avec une haute observance à la médication (passant de 17 à 33, différence de +16, p=0,001).

 

Ce que nous savions déjà

  • Un contrôle adéquat des facteurs de risque de la maladie diminue les exacerbations de l’insuffisance cardiaque.
  • L’observance de la médication est un facteur clé dans l’optimisation de la pharmacothérapie et permet de prévenir de plusieurs problèmes de santé chroniques.
  • On peut consulter le site Impact Pharmacie, en particulier la fiche synthèse «Insuffisance cardiaque» pour en apprendre davantage sur l’impact du pharmacien dans l’insuffisance cardiaque.

 

Ce qu’on se pose comme questions

  • Est-ce que la tendance des résultats se maintiendrait à long terme puisque la maladie est chronique, que cette dernière manifeste souvent des exacerbations et des rémissions intermittentes et que la durée de l’étude est plutôt courte?
  • Est-ce qu’une généralisation des résultats pourrait être faite pour des populations nord-américaines et européennes considérant que le mode de vie n’est peut-être pas similaire et qu’une médecine à base d’herbes est une tradition encore très présente dans ce pays.

 

Ce que vous pouvez notamment faire

  • Identifier les patients insuffisants cardiaques à la pharmacie et effectuer un suivi des du bilan lipidique et de la glycémie grâce au  Dossier Santé Québec (DSQ) tous les 6 mois.
  • Demander aux patients la présence éventuelle de symptômes et de noter leur tension artérielle dans un carnet spécifique afin de l’ apporter en pharmacie au moins une fois par année.

 

Auteurs : Nguyen Vu

Création : 12 janvier 2016

 

Le bilan comparatif : ce que cet outil permet au pharmacien de mettre en évidence!

Selcuk A, Sancar M, Okuyan B, Demirtunc R, Izzettin FV. The potential role of clinical pharmacists in elderly patients during hospital admission. Pharmazie. 2015 Aug;70(8):559-62. PubMed PMID: 26380527.

Ce que cette étude nous apprend

  • Cette étude s’est déroulée en 2014 sur une unité de médecine interne d’un hôpital en Turquie.
  • L’objectif de cette étude observationnelle était d’évaluer l’impact d’un pharmacien clinicien qui exécute des bilans comparatifs, recherchant des médicaments inappropriés ou des problèmes liés à la médication dans un contexte de revue de la médication à l’admission à l’unité de médecine interne.
  • L’étude ciblait des patients âgés de plus de 65 ans prenant au moins un médicament à domicile.
  • Pour les 133 patients sélectionnés, et afin d’établir le bilan comparatif, le pharmacien utilisait comme source d’information les boîtes de médicaments des patients, les anciennes prescriptions et questionnait les patients ainsi que leurs proches.
  • Les résultats démontrent que le pharmacien a mis en évidence 394 écarts (chez 111 des 133 patients) entre la médication pré-hospitalisation et en cours d’hospitalisation dont 88,3% étaient non désirés et non appropriés.
  • Des médicaments potentiellement inappropriés selon les critères de Beers ont été identifiés chez 19,5% (26/133) des patients, les plus fréquents étant les échelles d’insuline (34,49%, 10/133) et la digoxine (17,25%, 5/133).
  • Le pharmacien a identifié 396 problèmes liés à la médication des patients chez 115 des 133 patients à l’étude, les problèmes les plus fréquents étant une indication non traitée et un médicament ne produisant pas l’effet escompté.
  • Le pharmacien a également fait des recommandations au médecin traitant de l’unité, dont 85,6% ont été acceptées par ce dernier.
  • Des interactions médicamenteuses ont été reconnues chez 38,4% (51/133) des patients.

 

Ce que nous savions déjà

  • Le pharmacien joue un rôle important en effectuant des bilans comparatifs à l’admission, au transfert d’unité et au départ des patients. Vous pouvez consulter la page « Bilan comparatif à l’arrivée » sur le site Impact Pharmacie afin d’en apprendre davantage.
  • Agrément Canada demande que les pharmaciens effectuent des bilans comparatifs à l’admission, lors des transferts et au départ pour tous les patients de tous les établissements de santé, et ce, d’ici 2017.

 

Ce qu’on se pose comme questions

  • Le nombre d’interactions recensées par le pharmacien de l’étude pourrait-il avoir été surestimé en raison de l’outil utilisé pour dénombrer les interactions (Medscape Drug Interaction Checker)?
  • Quel est le ratio coût-efficacité de l’exécution systématique de bilans comparatifs par le pharmacien?
  • Est-ce que le nombre d’erreurs recensées varient d’une unité de soins à l’autre et d’un hôpital à l’autre? Devrions-nous attribuer plus de pharmaciens à certaines unités plus à risque?
  • Comment les autres professionnels de la santé peuvent-ils contribuer à l’élaboration des bilans comparatifs?

 

Ce que vous pouvez notamment faire

  • Mettre en évidence l’impact de l’exécution structurée et systématique des bilans comparatifs réalisés dans l’établissement de santé.
  • Recenser les écarts mis en évidence par les bilans comparatifs effectués ainsi que le temps accordé à cette activité.

Hypertension artérielle dans l’insuffisance rénale chronique

Gallagher H, de Lusignan S, Harris K, Cates C. Quality-improvement strategies for the management of hypertension in chronic kidney disease in primary care: a systematic review. Br J Gen Pract. 2010 Jun;60(575):e258-65. Review. PubMed PMID: 20529489; PubMed Central PMCID: PMC2880767.

Ce que cette étude nous apprend

  • Revue systématique et méta-analyse visant à évaluer l’impact de l’amélioration de la qualité des interventions pour réduire la pression artérielle systolique chez les patients atteints d’une maladie rénale chronique, pour réduire les risques cardiovasculaires et ralentir la progression de la maladie rénale.
  • Elle a inclus des études de différents pays.
  • La stratégie de recherche utilisée pour cette revue systématique a été développée en collaboration avec the Cochrane Effective Practice and Organisation of Care Group (EPOC) au Canada, et the Cochrane Renal Group en Australie. Les articles ont été recherchés sur leurs propres bases de données.  La stratégie a été la suivante: (hypertens* or antihypertens* or blood pressure or systolic BP or CVD or cardiovascular) and (kidney* or renal or nephrol* or CKD or glomerular filtration rate or GFR or eGFR or creatinine). La recherche a été effectuée par deux experts indépendants. Une méta-analyse a été conduite lorsque possible.
  • Neuf articles ont été inclus dans cette revue systématique sur les 69 préalablement identifiés: trois études randomisées contrôlées, une étude observationnelle, cinq articles de type commentaire.
  • La méta-analyse réalisée à partir des résultats des études randomisées contrôlées a rapporté une réduction significative de la pression artérielle systolique (PAs) grâce aux interventions: -10.59 (95% CI; –15.83 à –5.34). Une étude observationnelle (non randomisée, contrôlée) a aussi montré une réduction significative de la PAs: –9.30 mmHg  (95% CI; –15.59 à –3.01) (p=0,004)
  • Une étude conduite chez des diabétiques insuffisant rénaux a montré une tendance à une amélioration du taux d’HbA1c mais pas de la pression artérielle ou de la fonction rénale (pas d’analyse statistique).

Ce que nous savions déjà 

  • Le rôle du pharmacien dans la prise en charge de l’hypertension  est bien décrit dans la littérature. Les interventions pharmaceutiques permettent d’améliorer le contrôle de la pression artérielle et de limiter ainsi la progression de l’insuffisance rénale.
  • Par exemple:
  • On peut consulter le site Impact Pharmacie et la fiche synthèse « Hypertension artérielle ».

Ce qu’on se pose comme question

Ce que vous pouvez notamment faire

Auteur Mylène Breton

Relecteur 

Création 30 avril 2015

Publication 13 mai 2015

 

L’éducation thérapeutique pendant l’hospitalisation augmente-t-elle l’adhésion primaire suite au congé?

Leguelinel-Blache G, Dubois F, Bouvet S, Roux-Marson C, Arnaud F, Castelli C, Ray V, Kinowski JM, Sotto A. Improving Patient’s Primary Medication Adherence: The Value of Pharmaceutical Counseling. Medicine (Baltimore). 2015 Oct;94(41):e1805

Ce que cette étude nous apprend

  • Étude observationnelle avant-après dans les départements de médecine générale et infections et maladies tropicales de l’hôpital universitaire de Nîmes, en France
  • Tous les patients admis entre novembre 2010 et juin 2011: 201 patients pour la période «avant» et 193 patients pour la période «après»
  • Pendant la période avant, le pharmacien faisait seulement le bilan comparatif à l’admission et le suivi du patient pendant l’hospitalisation
  • Pendant la période après, en plus des tâches régulières, le pharmacien avait un entretien initial avec le patient à l’admission, ainsi qu’un second entretien au congé. Lors de l’entretien d’admission, le pharmacien évaluait la compréhension que le patient avait de sa médication, son attitude envers le traitement, les barrières à l’adhésion et le support social. Le pharmacien passait en revue les effets secondaires, les allergies et les intolérances. Le pharmacien demandait toujours à quelle pharmacie le patient allait. Lors de l’entretien de départ, qui avait lieu après que le médecin traitant ait signé les ordonnances de départ, les pharmaciens passaient en revue les médicaments prescrits aux patients avec ces derniers: le nom, l’indication, la dose, la fréquence, les principaux effets secondaires et les instructions spéciales au besoin, parfois à l’aide d’un horaire illustrant les médicaments à prendre. Le pharmacien demandait au patient de confirmer dans quelle pharmacie il allait. Toute information digne de mention récoltée pendant cette entrevue était rapportée au prescripteur et les ordonnances de départ pouvaient être changées si nécessaire.
  • L’adhésion primaire 7 jours après le congé a augmenté de 51% à 66,7% (p<0,01) en comptant tous les patients et à 79,7% (p<0,001) en comptant seulement les patients ayant effectivement reçu le conseil de départ.
  • La proportion de nouveaux médicaments prescrits au congé et non servis 7 jours après le congé a diminué de 50,2% à 32,5% (p<0,0000001).

Ce que nous savions déjà

Ce qu’on se pose comme question

  • L’absence de groupe contrôle limite-t-elle la qualité des données?
  • Le fait d’évaluer l’adhésion en appelant à la pharmacie habituelle des patients permet-il de détecter seulement une partie des services exécutés?
  • Le manque de données sur les services de médicaments chez 29,5% des patient nuit-il à la validité interne de l’étude?
  • Le faible taux de conseils de départ complétés (40,4%) pour la partie «après» nuit-il à la portée de l’intervention?

Ce que vous pouvez notamment faire

  • Assigner des pharmaciens pour faire de l’éducation thérapeutique aux patients à l’admission et au congé d’hôpital.

Quelles sont les données probantes, pertinentes et de bonne qualité sur l’impact du pharmacien communautaire dans la gestion de l’hypertension?

Cheema E, Sutcliffe P, Singer DR. The impact of interventions by pharmacists in community pharmacies on control of hypertension: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. Br J Clin Pharmacol. 2014 Dec;78(6):1238-47.

 

Ce que cette étude nous apprend

  • Revue systématique ayant pour objectif principal d’identifier, à travers la littérature scientifique parue jusqu’au 30 novembre 2013, les retombées du pharmacien sur l’hypertension en mesurant premièrement la réduction de la pression artérielle systolique et diastolique, deuxièmement par son impact sur l’observance des patients en ce qui concerne leur(s) antihypertenseurs(s), puis dernièrement son habilité à gérer les problèmes dans la pharmacothérapie dont les effets secondaires.
  • Deux investigateurs ont utilisé 8 bases de données électroniques soient MEDLINE, Web of Science, the Cochrane library, EMBASE, Biosis Citation Index and Biomed Central, CINAHL and PsycINFO afin d’identifier les articles les plus pertinents. Les mots clés de la recherche sont ‘community pharmacy’, ‘essential hypertension’, ‘hypertension’ OR ‘blood pressure’.
  • Cette recherche stratégique a pu identifier 330 articles auxquels 10 autres ont été ajoutés manuellement après avoir sélectionné ceux qui étaient pertinents dans les autres revues systématiques. Lorsqu’un consensus ne pouvait être atteint, un troisième investigateur tranchait la décision. Après avoir retiré 53 dupliquas, 143 pour leur titre, 74 pour l’abstract et 54 pour les critères d’exclusion, l’analyse de cette revue comprend 16 articles (qualitatifs) dont seulement 11 ont été inclus pour la méta-analyse. Cette dernière utilise des modèles de randomisation d’effets tels que The Nordic Cochrane Centre et le Rev Man version 5,2 alors que l’outil Cochrane a été employé pour évaluer le risque de biais et pour s’assurer de l’homogénéité des résultats entre études. Tous les articles sélectionnés sont des études randomisées contrôlées dont 56% (n=9) sont nord-américains alors que 31% (n= 5) sont européens, totalisent 3034 patients et décrivent des interventions avec des durées entre 3 à 13 mois.
  • Les critères d’inclusion pour ces articles sont les suivants : études randomisées contrôlées et revues systématiques d’études randomisées contrôlées évaluant les retombées cliniques d’interventions de pharmaciens communautaires chez des patients atteints d’hypertension essentielle, études ne spécifiant pas le type d’hypertension dont souffrent les patients, études randomisées contrôlées comprenant un groupe contrôle recevant des soins standards en comparaison aux soins du groupe intervention, études dont un minimum de 80% de la population à l’étude rencontre les critères d’inclusions pour la participation à l’étude et les études incluant des patients avec des conditions cardiovasculaires concomitantes. Alors que les études portant sur des interventions multidisciplinaires pour lesquelles le rôle du pharmacien n’était pas clairement défini, les revues systématiques d’études randomisées contrôlées contenant moins de 50% d’études éligibles, les discussions sur les processus d’études en cours et les résumés et les articles non publiés en anglais sont exclus.
  • Plusieurs interventions du pharmacien permettant de répondre aux objectifs de cette revue ont été recensées : éducation sur le traitement pharmacologique de l’hypertension, conseil afin d’améliorer l’observance,détection des effets secondaires et des problèmes de prescription, suivi en cas d’inquiétudes sur l’optimisation du traitement et le conseil sur les mesures non pharmacologiques comme la diète, l’IMC, la consommation d’alcool et la cessation tabagique.
  • Les résultats des 11 études retenues pour la méta-analyse permettent de constater une différence moyenne, que le patient ait ou n’ait pas de comorbidités cardiovasculaires, de la pression artérielle systolique de 6,1 mmHg (p<0,0001) et 2,5 mmHg (p<0,00001) pour la pression artérielle diastolique suite aux interventions du pharmacien.
  • Un total de 822 problèmes liés à la médication a été détecté chez 337 patients dans 5 études. Ces problèmes tiennent compte du mauvais choix d’antihypertenseur, de la survenue des effets secondaires des antihypertenseurs et les traitements sous-optimaux. Les résultats semblent indiquer que le pharmacien a pu résoudre 38% (205/539) des problèmes par les conseils qu’il donne aux prescripteurs et aux patients des groupes contrôles.
  • À partir de 7 études, une tendance à l’amélioration de l’observance est notée dans les groupes d’intervention (43/158 patients vs 4/132 patients; p<0,001.
  • En ce qui concerne le contrôle des facteurs de risque, 3 études ont vu le taux total de cholestérol diminuer, 2 études ont observé une diminution du taux de LDL-cholestérol, 2 études ont noté une diminution entre 0,5% à 1 % du HbA1C.

 

Ce que nous savions déjà

  • Un contrôle adéquat des facteurs de risque de l’hypertension permet un meilleur contrôle de la maladie
  • On peut consulter le site Impact Pharmacie, en particulier la fiche synthèse «Hypertension artérielle» pour en apprendre davantage sur l’impact du pharmacien sur l’hypertension.

 

Ce qu’on se pose comme questions

  • Est-ce que des articles non indexés ou non publiés n’ayant pas été pris en compte par les investigateurs auraient pu rajouter une valeur de plus aux résultats obtenus par la méta-analyse?
  • Les interventions à propos de la modification des habitudes de vie n’étant pas explicites, on peut se demander quelles sont celles ayant eu un impact réel et significatif sur le contrôle des facteurs de risque des patients?

 

Ce que vous pouvez notamment faire

  • Mettre en place un service spécialisé et personnalisé du contrôle de l’hypertension.
  • Préconiser l’application de ces nouvelles activités pour mettre en valeur son rôle et les répercussions découlant de ces interventions.

 

Auteurs : Nguyen Vu

Création : 19 janvier 2016

Publication :

Les pharmaciens en communautaire peuvent-ils aider à soulager les symptômes dépressifs chez les étudiants universitaires?

Phimarn W, Kaewphila P, Suttajit S, Saramunee K. Depression screening and advisory service provided by community pharmacist for depressive students in university. Springerplus. 2015 Sep 2;4:470

Ce que cette étude nous apprend

  • Étude bi-phasique avec la phase 1 comme étude transversale et la phase 2 comme étude randomisée effectuée auprès d’une pharmacie communautaire sur le campus de l’université de Mahasarakham à Mahan Sarakham, Thailande.
  • Échantillon de 2 471 étudiants dans le domaine de la santé. Il y a eu 1 421 étudiants qui ont complété le questionnaire CES-D et 68 étudiants ont été randomisés au final. 34 étudiants étaient suivis en groupe par un pharmacien comme intervenant pivot et 34 étudiants étaient suivis individuellement par un pharmacien comme intervenant pivot.
  • Les étudiants universitaires thaïlandais qui étudient dans le domaine de la santé comme la médecine, les soins infirmiers ou la pharmacie sont souvent touchés par la dépression. Le but de cette étude était dans un premier temps d’identifier les étudiants qui sont dépressifs dans ce domaine grâce à un questionnaire de mesure de la dépression soit le Centre for Epidemilogic Studies-Depression Scale (CES-D). Ce questionnaire se composait de 20 questions à niveaux. Les niveaux étaient rarely=0, occasionnaly=1, some=2, most=3. Si les étudiants obtenaient un score supérieur à 22 dans le questionnaire, ils étaient considérés comme ayant une humeur dépressive. Aussi, les patients qui ont obtenu un score supérieur à 22 devaient compléter un questionnaire sur le suicide. Si un des étudiants répondaient OUI à ce questionnaire, on le référait automatiquement à l’hôpital. Les étudiants dépressifs et non suicidaires étaient par la suite suivis par un pharmacien pour les aider à contrôler et soigner leurs symptômes dépressifs.  Ces étudiants étaient randomisés dans 2 groupes soit le groupe 1 dans lequel le pharmacien aidait plusieurs étudiants en groupe et le groupe 2 dans lequel le pharmacien prodiguait les conseils individuellement auprès des étudiants. Dans le groupe 1, les pharmaciens expliquaient la dépression, les causes possibles de la maladie, les facteurs de risque, les signes et symptômes, les différents types de dépression, les traitements et les moyens pour s’auto-traiter. Les réunions en groupe durait 1 heure et était effectuées à la semaine 0, 4, 8 et 16. Pour le groupe 2, les pharmaciens donnaient au début (semaine 0) un livret sur la gestion de la dépression à chacun des étudiants qu’ils suivaient de manière individuelle. Le livret, qui était écrit par une équipe de recherche se divisait en 3 parties soient la première partie qui faisait une revue des symptômes dépressifs incluant la définition, la cause, les facteurs de risques, les signes et symptômes et la manière de s’auto-traiter, la deuxième partie qui permettait aux patients de noter des informations personnels et des informations cliniques sur leur condition et la dernière partie qui permettait d’entrer les activités que les patients faisaient pour réussir à soulager leurs symptômes dépressifs. Les patients étaient suivis à la semaine 0, 4, 8 et 16. Aussi, les étudiants devaient remplir un questionnaire sur la qualité de vie (SF-36) au début de l’étude soit à la semaine 0 et à la fin de l’étude soit à la semaine 16. Une fois l’étude terminée, les étudiants devaient remplir à nouveau le questionnaire CES-D pour voir les changements au niveau de leurs symptômes dépressifs.
  • Score moyen du CES-D: Groupe 1 à la semaine 0: 26,3 et groupe 1 à la semaine 16: 20,1; p<0,001
    Score moyen du CES-D: Groupe 2 à la semaine 0: 25,1 et groupe 2 à la semaine 16: 17,7; p<0,001
    Score moyen du CES-D: Groupe 1 à la semaine 0: 26,3 et groupe 2 à la semaine 0: 25,1; p=0,230
    Score moyen du CES-D: Groupe 1 à la semaine 16: 20,1 et groupe 2 à la semaine 16: 17,7; p=0,038
    Score de qualité de vie sur l’aspect physique des patients: Groupe 1 à la semaine 0: 43,9 et groupe 1 à la semaine 16: 51,7; p<0,001
    Score de qualité de vie sur l’aspect physique des patients: Groupe 2 à la semaine 0: 46,4 et groupe 2 à la semaine 16: 53,1; p=0,003
    Score de qualité de vie sur l’aspect physique des patients: Groupe 1 à la semaine 0: 43,9 et groupe 2 à la semaine 0: 46,4; p=0,215
    Score de qualité de vie sur l’aspect physique des patients: Groupe 1 à la semaine 16: 51,7 et groupe 2 à la semaine 16: 53,1; p=0,419
    Score de qualité de vie sur l’aspect mental des patients: Groupe 1 à la semaine 0: 40,0et groupe 1 à la semaine 16: 42,8; p<0,067
    Score de qualité de vie sur l’aspect mental des patients: Groupe 2 à la semaine 0: 37,9 et groupe 2 à la semaine 16: 43,1; p<0,036
    Score de qualité de vie sur l’aspect mental des patients: Groupe 1 à la semaine 0: 40,0et groupe 2 à la semaine 0: 37,9; p=0,349
    Score de qualité de vie sur l’aspect mental des patients: Groupe 1 à la semaine 16: 42,8 et groupe 2 à la semaine 16: 43,1; p=0,857

Ce que nous savions déjà

Ce qu’on se pose comme question

  • Quel est l’évolution de la dépression lorsque les patients ont uniquement accès aux soins et aux conseils des pharmaciens et non à ceux des autres professionnels de la santé?
  • Quelle est la meilleure formation disponible pour les pharmaciens pour aider les patients dépressifs à contrôler leurs signes et symptômes ?

Ce que vous pouvez faire notamment

  • Mettre en place un système de suivi auprès des patients dépressifs et utiliser davantage les outils cliniques disponibles pour vérifier s’il y a une amélioration de leurs signes et symptômes.
  • Fournir davantage d’outils pour aider à comprendre la maladie et des ressources à contacter si on a besoin de davantage d’aide pour contrôler la maladie.

Auteur(s): Erlind Xhuti

Relecteur: Mylène Breton

Création: 21 octobre 2015

 

Le pharmacien peut-il réduire la mortalité dans une unité cardiologique?

Zhai XB, Gu ZC, Liu XY. Effectiveness of the clinical pharmacist in reducing mortality in hospitalized cardiac patients: a propensity score-matched analysis. Ther Clin Risk Manag. 2016 Feb 18;12:241-50. doi: 10.2147/TCRM.S98300. eCollection 2016. PubMed PMID: 26937196; PubMed Central PMCID: PMC4762444.

Ce que cette étude nous apprend

  • Étude quasi-randomisée contrôlée de type prospectif menée dans un hôpital universitaire de 60 lits en cardiologie affilié à l’université Shanghai Jiao Tong en Chine.
  • Échantillon de 15 197 patients divisés dans la phase I et II de l’étude.
  • Durant la phase I (2010 à 2012, 28 mois) de l’étude, les pharmaciens n’intervenaient pas lorsqu’il y avait des problèmes reliés à la thérapie. Par contre, durant la phase II (2012 à 2015, 36 mois), les pharmaciens intervenaient lorsqu’ils voyaient des problèmes médicamenteux pouvant nuire à l’atteinte des résultats, causer ou contribuer à la mortalité. Les erreurs recensées étaient liées à des incompatibilités intraveineuses, des interactions, des erreurs de dosage, à une mauvaise indication ou au mauvais usage des antibiotiques. Le pharmacien discutait de ces cas avec le cardiologue et toutes les interventions, qu’elles soient acceptées ou non, étaient notées. L’efficacité du pharmacien a été évalué en mesurant le nombre d’erreurs médicamenteuses pouvant contribuer ou causer la mortalité décelées par le pharmacien, le taux d’acceptation des recommandations par les médecins et les causes de mortalité durant la phase I et II. Les auteurs ont dû réaliser un score de propension pour ajuster les données des deux groupes dont la différence était statistiquement significative.
  • Durant les 36 mois de la phase II, le pharmacien a effectué 1541 interventions dont 1416 (92%) ont été acceptées par le médecin.
  • La mortalité toute cause confondue avant ajustement par score de propension était de 88/5703 (1,5%) dans le groupe contrôle et 89/9494 (0,9%) dans le groupe à l’étude (p=0,0005).
  • La mortalité toute cause confondue après ajustement avec score de propension était de 68/4000 (1,7%) dans le groupe contrôle et 40/4000 (1,0%) dans le groupe à l’étude (p=0,0074).

Ce que nous savions déjà

  • Le rôle et l’impact du pharmacien en cardiologie sont bien documentés. Parmi les activités pharmaceutiques recensées, on note les conseils individuels aux patients, les réponses aux questions et le suivi de la thérapie.
  • Parmi les études démontrant un rôle positif du pharmacien en cardiologie on note: PMID21911628, PMID15338855
  • On peut consulter le site Impact Pharmacie et la fiche synthèse cardiologie.

Ce qu’on se pose comme questions

  • L’article pourrait-il être généralisable à la population canadienne?
  • Des résultats similaires pourraient-ils être reproductibles étant donné la difficulté à démontrer un impact du pharmacien sur la mortalité?

Ce que vous pouvez notamment faire

  • Évaluer la possibilité d’effectuer des études démontrant le rôle du pharmacien sur la mortalité.

Auteur: Marie-Ève Gendron

Création: 01/04/2016