Nouvelle version de la plateforme Impact Pharmacie – 3

Tel qu’annoncé la semaine dernière, nous profitons des prochains blogues pour mettre en évidence les changements apportés à la plate-forme Impact pharmacie dans le cadre de la phase 3.

Une mise en valeur des interventions pharmaceutiques

Grâce à la nouvelle version web de la base de données mise en place, nous sommes en mesure de présenter pour chaque fiche synthèse par thématique, un profil des interventions pharmaceutiques.  L’onglet 4-interventions de chaque page synthèse présente désormais une description l’intervention pharmaceutique effectuée par article retenu en précisant la catégorie de l’intervention (il y en a 9), l’hyperlien vers le PMID, le score URPP donné à chaque intervention, une description de l’intervention et des indicateurs de portée scientifique (i.e. Altmetrics, Twitter, Mendeley). Nous reviendrons plus tard sur ces indicateurs. À noter que le score URPP (un score maison de qualité des articles retenus) sera progressivement saisi d’ici octobre 2016.

En consultant cet onglet, vous pouvez parcourir rapidement les différentes interventions effectuées pour une thématique donnée (p.ex. affection – asthme) et identifier des changements potentiels à votre pratique.

IP-interventions

Nouvelle version de la plateforme Impact Pharmacie – 2

Tel qu’annoncé la semaine dernière, nous profitons des prochains blogues pour mettre en évidence les changements apportés à la plate-forme Impact pharmacie dans le cadre de la phase 3.

Des fiches synthèse améliorées

Grâce à la nouvelle version web de la base de données mise en place, nous sommes en mesure de présenter de nouvelles fiches fiches synthèses  par thématique améliorées ! Rappelons que la plate-forme Impact Pharmacie compte plus de 104 thèmes réparties en activités pharmaceutiques, en affections et en programmes de soins.

Ces fiches synthèse comportent désormais 10 onglets faciles à consulter soient:

  • Sélection des articles (i.e. notre stratégie de recherche incluant la date de mise à jour de la fiche synthèse)
  • Cartographie de sélection des articles (i.e. figure synthèse permettant d’identifier les nombres d’articles retrouvés, considérés, inclus et exclus)
  • Aperçu des données (i.e. un onglet dynamique qui donne un profil des articles, des PMID, des indicateurs descriptifs et de retombées … bref une vue d’ensemble de toutes les données recensées)
  • Interventions (i.e. un profil descriptif de chaque intervention) ; nous y reviendrons dans le prochain blogue
  • Indicateurs (i.e. un profil de toutes les indicateurs descriptifs et de retombées par catégories – une bonne façon d’identifier les impacts de l’activité du pharmacien en pratique)
  • Lignes directrices (i.e. des documents d’organismes gouvernementaux ou de sociétés savantes qui mettent en valeur le rôle du pharmacien)
  • Enquêtes sur les pratiques (i.e. des données qui soutiennent la présence du pharmacien dans un programme de soins donné ou autrement)
  • Autres références (i.e. autres documents / sites web considérés lors de la rédaction de la fiche synthèse)
  • Que retenir ? (i.e. un effort de synthèse pour un lecteur pressé)
  • Collaborateurs (i.e. les personnes impliquées dans la rédaction de la fiche synthèse)

IP-fichesynthese

Bien que la nouvelle plate-forme soit lancée en mai 2016, les travaux de mise à jour se poursuivent et les données de la plate-forme seront complètement mis à jour d’ici la fin octobre 2016.

Nouvelle version de la plateforme Impact Pharmacie – 1

Impact Pharmacie est un projet de l’Unité de recherche en pratique pharmaceutique (URPP) mis en ligne en octobre 2013. Cette plate-forme est le fruit du travail d’une équipe de pharmaciens chercheurs, d’assistants de recherche et d’étudiants en pharmacie. À ce jour, plus de 30 personnes ont contribué au développement et à la mise en ligne de contenus mettant en valeur les rôles et les retombées des pharmaciens.

Ce projet phare en est à sa troisième phase.  La première phase (2012-2014) a permis le développement de la méthode, de la plate-forme web et du blogue hebdomadaire avec notamment la contribution de l’assistante de recherche Aurélie Guérin.  La deuxième phase (2014-2015) a permis de bonifier significativement la base de données, de proposer une nouvelle mouture du site web et de sonder différents groupes de pharmaciens avec notamment la contribution de l’assistante de recherche Mylène Breton. La troisième phase a permis de bonifier davantage la méthode avec un mode opératoire normalisé, de reprogrammer entièrement la plate-forme et de développer un programme de stages à thématique optionnelle. À partir de l’été 2016, de nombreuses interventions seront lancées afin d’intéresser les pharmaciens et autres parties prenantes à ces données.  La troisième phase implique notamment Anaïs Barbier et Maxime Bergeron comme assistants de recherche.

Prenez note qu’à partir de maintenant, vous accédez sans frais à la nouvelle version de la plate-forme. Au cours des prochains blogues, nous mettrons en évidence les changements apportés.

Identification du rôle optimal du pharmacien dans la transition des soins: revue systématique

Ensing HT, Stuijt CC, van den Bemt BJ, van Dooren AA, Karapinar-Çarkit F, Koster ES, Bouvy ML. Identifying the Optimal Role for Pharmacists in Care Transitions: A Systematic Review. J Manag Care Spec Pharm. 2015 Aug;21(8):614-36

 

Ce que cette étude nous apprend

  • Revue systématique réalisée à partir d’études faites en Amérique du nord, en Europe, en Australie.
  • La revue de la littérature a été réalisée à partir de 3 bases de données : Medline, Embase et IPA (International Pharmaceutical Abstracts). Les études ont été inclues selon plusieurs critères d’inclusion et d’exclusion afin d’extraire les données suivantes : information générale de l’article (année, auteur), design de l’étude (uni ou multicentrique, type d’établissement), caractéristiques des patients (taille de l’échantillon, genre, âge, nombre de médicament, état de santé), méthode (critères exclusion/inclusion, soins usuels, intervention pharmaceutique, autres professionnels de santé impliqués), résultats de l’étude et conclusion. Plusieurs paramètres sont mesurés : mortalité, visite au département des urgences, événements indésirables liés aux médicaments, composante de réadmission et de visite au département des urgences, composante de réadmission et mortalité, composante de réadmission, visite aux urgences et mortalité. Plusieurs étapes ont été utilisées afin de catégoriser les résultats : seules les interventions des pharmaciens reportées dans le manuscrit original ont été utilisées, toutes les interventions des pharmaciens ont été revues et catégorisées indépendamment par deux auteurs/relecteurs créant ainsi un modèle comprenant toutes les composantes, les 15 interventions répertoriées sont structurées en 3 groupes (objectif et nature de l’intervention, moment de l’intervention dans la prise en charge), tous les résultats ont été extraits et l’étude était considérée comme valide si au moins un des résultats était significativement significatif, le nombre moyen des interventions a été comparé entre des études valides et non valides.
  • L’objectif de cette étude est d’identifier les interventions du pharmacien dans la continuité des programmes de soins qui améliorent les résultats cliniques.
  • Les critères d’inclusion des articles sont les suivants : étude randomisée contrôlée, étude publiée en anglais, participants adultes admis à l’hôpital et rentrés à domicile, intervention réalisée à l’hôpital et/ou en pharmacie communautaires et/ou au domicile du patient, l’intervention implique un pharmacien, un étudiant en pharmacie ou un technicien en pharmacie, le pharmacien a un rôle proactif, c’est-à-dire que pour toutes les interventions, le patient reçoit une intervention pharmaceutique active, les interventions étaient comparées avec un groupe contrôle qui recevait des soins usuels, l’intervention était réalisée dans le but d’améliorer la continuité des soins et de répondre à des problèmes médicamenteux, au moins un des paramètres suivants a été mesuré : mortalité, réadmission, visite au département des urgences, évènements indésirables médicamenteux
  • Exclusion : Intervention conduite seulement sur des populations pédiatriques ou psychiatriques, intervention dans un service de soins palliatifs ou de soins intensifs, intervention portant sur un type spécifique de médicament, intervention non en relation avec la continuité des soins
  • 30 études ont été inclues.
  • Suite à l’analyse des articles, l’ensemble des interventions ont été regroupées en 15 classes d’interventions : réconciliation à l’admission (n=11 études), recueil des informations du patient à l’admission (n=3), intégration du pharmacien dans l’équipe médicale (n=5), revue de la médication (niveau 1 d’analyse, n=3; niveau 2 d’analyse, n=2; niveau 3 d’analyse, n=8), conseil au patient à l’admission (n=9), réconciliation à la sortie (n=9), conseils aux patients à la sortie (n=13), lettre de sortie au patient (n=8), lettre d’information aux autres professionnels de santé (n=9), suivi du patient après la sortie de l’hôpital (n=visite à domicile, n=8; appel téléphonique, n=10; visite au centre de soins, n=1), suivi aux autres professionnels de santé (n=14), suivi renforcé après la sortie du patient (n=7), intervention adaptée pour certains patients en difficulté (n=6), aide à l’observance (n=6),dispensation d’une aide logistique concernant la médication (n=6).
  • Les catégories d’intervention les plus fréquemment déployées sont le suivi centré sur le patient (n=19 études), suivi centré sur les professionnels de santé (n=14), revue des thérapeutiques à l’admission (n=13), conseil au patient à la sortie (n=13), réconciliation à l’admission (n=11).
  • Les paramètres les plus souvent mesurés sont réadmission (n=24), mortalité (n=15), visite au département des urgences (n=10), événements indésirables liés aux médicaments (n=4).
  • L’ensemble des 30 études montre un effet cohérent sur les paramètres dans la revue. Seule une revue a reporté une augmentation significative du nombre de réadmissions 6 mois après la sortie de l’hôpital.
  • Le nombre moyen d’interventions différentes est approximativement le même entre les études valides et non valides (4.3 vs 5.1 respectivement) . Il en est de même pour les interventions pharmaceutiques centrées sur le patient (2.4 vs 2.9) (non significatif ; p>0.05 ).
  • 5 études, 3 valides et 2 non valides, ont étudié l’effet d’une intervention isolée après la sortie du patient indiquent des résultats contradictoires. Il apparait que dans les études dites valides, l’intervention est adaptée au patient alors qu’elle consiste à des entretiens de suivi dans les études non valides.
  • 10 études mentionnent 1 ou plusieurs étapes de la prise en charge de l’hôpital ou combinent des interventions à l’hôpital et à la sortie. Il est noté un haut niveau de preuve avec la réalisation d’une analyse médicamenteuse de niveau élevé ; 5 études valides soulignent ce type d’intervention alors qu’aucune étude non valide n’en fait mention. Dans 2 de 5 de ces études, le pharmacien est intégré à part entière à l’équipe médicale.
  • 5 études, 3 valides et 2 non valides, font mention de la réalisation de la réconciliation; 2 études valides combinent la réconciliation au conseil au patient lors de l’admission.
  • 5 études, 3 valides et 2 non valides, couvrent 3 étapes ou plus en passant de l’admission jusqu’au suivi après la sortie.
  • 7 études, dont 3 valides et 4 non valides combinent une intervention après la sortie du patient avec 1 ou plusieurs interventions réalisées à l’hôpital.

 

Ce que nous savions déjà

 

Ce qu’on se pose comme questions

  • Inclure seulement des études écrites en anglais ne peut-il pas aboutir à exclure des études pertinentes?
  • Quels sont les réels résultats des différentes interventions des pharmaciens?
  • Quelles interventions sont les plus pertinentes afin d’améliorer la continuité des soins?

 

Ce que vous pouvez notamment faire

  • Mettre en place la réconciliation à l’arrivée et à la sortie du patient.
  • Mettre en place un suivi des patients après leur sortie de l’hôpital par l’intermédiaire de visites à domicile, d’appels téléphoniques ou d’entretiens aux centres de soins avec le patient.
  • S’assurer de la bonne compréhension du patient de son traitement.
  • Assurer une transition aux autres professionnels de santé, notamment le médecin traitant et la pharmacie communautaire, via une lettre documentant les changements dans le traitement du patient.

 

 

 

 

Quelles sont les preuves probantes et récentes sur l’impact économique du pharmacien dans le diabète?

Wang Y, Yeo QQ, Ko Y. Economic evaluations of pharmacist-managed services in people with diabetes mellitus: a systematic review. Diabet Med. 2015 Oct 3.

Ce que cette étude nous apprend

  • Revue systémique ayant pour but principal de réviser et d’évaluer la littérature la plus récente sur les issues économiques des activités du pharmacien dans le domaine du diabète (diabète 1 et 2)
  • Une recherche d’articles a été effectuée sur Medline, Embase, Scopus, International Pharmaceutical Abstracts (IPA), Cumulative Index to Nursing and Allied Health Literature (CINAHL) et Cochrane Library en utilisant 3 catégories de mots clés: pharmacist-managed services (e.g.‘pharmacists’), diabetes (e.g. ‘diabetes mellitus’), and economic evaluation (‘economics’). De plus, une recherche manuelle bibliographique a été conduite pour les articles potentiellement pertinents. La sélection des articles a été faite par 2 investigateurs de l’étude de façon totalement indépendante. En présence d’un désaccord, un consensus devait être déterminé sinon un troisième investigateur indépendant était consulté.
  • La recherche initiale a dénombré 3192 articles avec 988 doublons. Une deuxième étape de sélection basée sur le titre et le résumé (abstract) a éliminé 2046 articles. Une troisième étape basée sur la lecture des 158 articles a évincé 133 articles pour cause de devis moins rigoureux. 25 articles ont finalement été analysés aux fins de cette revue systématique.
  • Les articles sélectionnés devaient correspondre aux critères d’inclusion suivants : recherche originale; évaluation des services du pharmacien chez les patients diabétiques; évaluation économique; publication en anglais; texte complet; publication entre janvier 2006 et décembre 2014. Les articles exclus comprennent des protocoles, cas rapportés, éditoriaux, revues d’articles, résumés de conférences, lettres, commentaires, dissertations et les opinions d’experts.
  • Articles n’analysant pas séparément les diabétiques
  • Le coût des programmes inclut le coût d’initiation et de maintien des services du pharmacien alors que les issues économiques peuvent être soient des coûts ultérieurs avec ou sans le service pharmaceutique, les économies engendrés par le service, le coût estimé des évènements évités, etc. Toutes les devises étrangères ont été converties en dollars US en tenant compte de l’inflation et des parités de pouvoir d’achat.
  • Parmi les 25 articles, 19 proviennent des États-Unis ; une majorité (10) concerne les activités en milieu communautaire; on note 10 articles prospectifs avec un groupe d’autocontrôle, 10 articles prospectifs avec un groupe contrôle parallèle dont 5 sont randomisés et le reste sont des articles rétrospectifs avec un groupe contrôle concomitant, avec un modèle économique et une étude rétrospective sans comparaison. De plus, la plupart des études sont d’une durée égale ou inférieure à 12 mois, ont une moyenne de participants de 143 et vise l’éducation ciblée (24), monitoring pharmaco thérapeutique (21), les tests de laboratoires 9), service d’immunisation (2) et le monitoring pharmacocinétique (1).
  • 14 études tendent à montrer un impact économique positif du pharmacien à économiser entre 8 à 85 000$ US par personne par année lorsque l’on compare les services du pharmacien avec les soins traditionnels.
  • 1 étude documente que la prévention du pharmacien d’une seule complication cardiaque et cérébrale vasculaire du diabète pourrait sauver entre 62 803 à 114 576$ US en 2014.
  • 6 études semblent démontrer que le ratio bénéfices-coût d’une intervention du pharmacien s’étend de 1 :1 à 8.5 :1.

 

Ce que nous savions déjà

  • Il existe présentement très peu de littérature de qualité traitant des économies de la santé avec des retombées puisque la majorité des articles a tendance à identifier plutôt des indicateurs descriptifs. L’article pivot PMID10147228 peut également être consulté dans la base de données du site Impact Pharmacie.

 

Ce qu’on se pose comme questions

  • Est-ce que des investigateurs supplémentaires auraient pu être ajoutés afin de s’assurer, par un processus parallèle, que tous les articles pertinents au sujet soient bien compris dans l’analyse de la revue systématique?
  • Y a-t-il lieu de croire qu’un biais d’information est présent dans l’étude puisque les investigateurs n’ont pas contacté les auteurs des articles pour s’assurer qu’aucune information n’a été retenue de leur étude et que ces auteurs n’aient pas fait une sélection des résultats à publier.

Ce que vous pouvez notamment faire

  • Réaliser que l’impact du pharmacien va au-delà de la mesure clinique et peut engendrer des bénéfices monétaires.

Auteurs : Nguyen Vu

Création : 18 janvier 2016

Publication :

Observance des anticancéreux oraux utilisés dans le traitement de la leucémie myéloïde chronique

Lam MS, Cheung N. Impact of oncology pharmacist-managed oral anticancer therapy in patients with chronic myelogenous leukemia. J Oncol Pharm Pract. 2015 Sep 28.

Ce que cette étude nous apprend

  • Étude comparative et rétrospective, au sein de deux cliniques d’oncologie en Californie du nord, États-Unis.
  • 45 patients inclus, âgés de plus de 18 ans, présentant un diagnostic de leucémie myéloïde chronique (LMC) et traité par inhibiteur de tyrosine kinase (TKI) sur une période allant du 1er janvier 2009 au 31 décembre 2014.
  • Les dossiers de prescriptions électroniques des patients répondant aux critères d’inclusion ont été revus. De nombreuses données sont récoltées dont notamment les interventions du pharmacien et l’historique médicamenteux. Deux pharmaciens ont ensuite collectés les informations de façon indépendante. Le taux d’observance des TKI était comparé à celui des patients présentant une LMC et ayant reçu       des soins usuels, sans pharmaciens, d’une autre clinique d’oncologie dont les résultats ont été précédemment reportés dans une autre étude (groupe contrôle). La première issue de l’étude était l’observance aux TKI, déterminée par le MPR (Medication Possession Ratio). L’observance était considérée comme grande si le MPR était supérieur ou égal à 90%; le patient était considéré comme non-observant si le MPR était inférieur à 90%. La deuxième issue incluait les interventions du pharmacien dans l’identification et la gestion des interactions médicamenteuses, des effets indésirables, des ajustements de doses, le suivi biologique.
  • En ce qui concerne le taux d’observance, il apparaît plus élevé dans le groupe ayant bénéficié d’une approche pharmaceutique : 88.7% dans le groupe intervention vs 65.8% dans le groupe contrôle avec p<0.0046.
  • Concernant les interventions pharmaceutiques réalisées, on note un total de 567 interventions dont 95 (16.8%) concernant la gestion des effets indésirables, 109 (19.2%) concernant la détection d’interactions médicamenteuses, 82 (14.5%) concernant l’ajustement de la dose de TKI, 200 (35.3%) à propos des résultats biologiques, 74 (13.1%) concernant les médicaments hors traitement de la LMC et 7 (1.2%) concernant d’autres interventions.

 

Ce que nous savions déjà

 

Ce qu’on se pose comme questions

  • Le groupe contrôle n’aurait-il pas dû être des patients des mêmes cliniques d’oncologie plutôt que de se référer à une étude préexistante?
  • Le MPR peut-il vraiment être considéré comme équivalent à l’observance des patients?
  • On se demande quel rôle a réellement joué le pharmacien dans l’amélioration de l’observance dans l’intervention décrite par l’étude?

 

Ce que vous pouvez notamment faire

  • Mettre en place des séances d’éducation thérapeutique afin d’améliorer l’observance des patients sous chimiothérapies orales.
  • Mettre à disposition des patients de la documentation sur les chimiothérapies orales.

L’observance au traitement antidépresseur : un domaine dans lequel peut intervenir le pharmacien!

Aljumah K, Hassali MA. Impact of pharmacist intervention on adherence and measurable patient outcomes among depressed patients : a randomised controlled study. BMC Psychiatry. 2015 Sep 16;15 :219.

Ce que cette étude nous apprend

  • Il s’agit d’une étude randomisée contrôlée réalisée en Arabie Saoudite en 2014.
  • L’objectif de l’étude était d’évaluer l’impact d’une intervention basée sur une prise de décision partagée entre le patient et le professionnel de la santé réalisée par des pharmaciens sur l’observance, la satisfaction, les croyances générales et spécifiques, la qualité de vie et le contrôle de la condition de santé de patients souffrant de dépression majeure.
  • Les interventions des pharmaciens dans le groupe expérimental (n=119) consistaient en une première consultation d’environ 15 minutes et une deuxième consultation de 10 minutes 3 mois plus tard. Ces consultations avaient pour but de discuter des croyances des patients par rapport à leurs antidépresseurs et de leur donner de l’information sur leurs médicaments dans le but d’optimiser leur implication dans la prise de décision concernant leur traitement.
  • Les patients du groupe contrôle (n=120) recevaient les services usuels des pharmaciens, c’est-à-dire des conseils standards sur leurs antidépresseurs sans emphase sur leur implication dans leur traitement.
  • Les résultats étaient recueillis à 6 mois par un assistant en recherche qui ne savait pas à quel groupe étaient attribués les patients.
  • Les patients inclus dans l’étude étaient âgés de 18 à 60 ans, avaient reçu un nouveau diagnostic de dépression majeure (selon le DSM IV), n’avaient pas d’antécédents de psychose ou de maladie affective bipolaire, de dépendance ou d’utilisation de drogues ni de déficience cognitive pouvant interférer avec l’intervention à l’étude.
  • Les résultats de l’étude démontrent une amélioration significative de l’observance selon le score MMAS de 4,94 (IC 95%; p<0,0001) dans le groupe contrôle à 5,99 (IC 95%; p<0,0001) dans le groupe expérimental, représentant une amélioration de 18%.
  • Les données démontrent une augmentation significative de la satisfaction des patients par rapport à leur traitement selon le score TSQM de 82,89 (IC 95%; p<0,0001) dans le groupe contrôle à 88,71 (IC 95%; p<0,0001) dans le groupe expérimental, représentant une augmentation de 6%.
  • Une amélioration significative des croyances générales quant à la sur-utilisation des médicaments selon le BMQ-General de 12,63 (IC 95%; p<0,029) dans le groupe contrôle à 11,93 (IC 95%; p<0,029) dans le groupe expérimental est également notée.
  • Une amélioration significative des croyances spécifiques sur la dangerosité et les effets secondaires des médicaments selon le BMQ-Specific de 13,14 (IC 95%; p<0,024) dans le groupe contrôle à 12,05 (IC 95%; p<0,024) dans le groupe expérimental est noté.
  • Les résultats démontrent une amélioration significative des croyances globales sur les médicaments selon le BMQ de 38,12 (IC 95%; p<0,0001) dans le groupe contrôle à 35,36 (IC 95%; p<0,0001) dans le groupe expérimental.
  • Cette étude démontre une amélioration non significative de la sévérité de la maladie selon le MADRS de 20,86 (IC 95%; p=0,897) dans le groupe contrôle à 20,65 (IC 95%; p=0,897) dans le groupe expérimental et de la qualité de vie liée à l’état de santé selon le EQ-5D de 0,66 (IC 95%; p=0,722) dans le groupe contrôle à 0,68 (IC 95%; p=722) dans le groupe expérimental.

 

Ce que nous savions déjà

  • L’observance est un élément essentiel au succès du traitement et à l’atteinte des objectifs thérapeutiques.
  • Plusieurs études rapportent l’efficacité de l’implication du patient au sein de son traitement sur l’observance et la satisfaction du patient.
  • Vous pouvez consulter la fiche synthèse « Dépression » sur le site Impact Pharmacie pour en apprendre davantage.

 

Ce qu’on se pose comme questions

  • Est-ce que le fait d’avoir utilisé des échelles subjectives où les patients répondent eux-mêmes a surestimé les résultats?
  • Est-ce que ces résultats sont applicables à d’autres départements cliniques?
  • Comment les autres professionnels de la santé peuvent-ils aussi mettre en place des interventions visant l’implication du patient dans son traitement?

 

Ce que vous pouvez notamment faire

  • Prendre le temps d’informer les patients avec un récent diagnostic de dépression majeure sur leur médication et répondre à leurs questions.
  • Effectuer des entrevues motivationnelles régulièrement (ex : aux 3 mois) afin de soulever certaines croyances erronées des patients et tenter de les corriger.

Le pharmacien dans le contrôle de la pression artérielle des patients: un professionnel clé?

Margolis KL, Asche SE, Bergdall AR, Dehmer SP, Groen SE, Kadrmas HM, Kerby TJ, Klotzle KJ, Maciosek MV, Michels RD, O’Connor PJ, Pritchard RA, Sekenski JL, Sperl-Hillen JM, Trower NK. Effect of home blood pressure telemonitoring and pharmacist management on blood pressure control: a cluster randomized clinical trial. JAMA. 2013 Jul 3;310(1):46-56.

Ce que cette étude nous apprend

  • Étude randomisée contrôlée prospective, menée à travers 16 cliniques de soins primaires intégrées au système de santé de Minneapolis-St Paul au Minnesota, États-Unis.
  • Échantillon de 450 patients souffrant d’hypertension non contrôlée dont 228 dans le groupe intervention et 222 dans le groupe contrôle.
  • Les pharmaciens ont rencontré les patients du groupe intervention. Les antécédents médicaux du patient, les points essentiels à connaître sur l’hypertension artérielle, le fonctionnement du tensiomètre et les cibles visées ont été discutés durant un entretien d’une heure. Les patients ont reçu un moniteur de pression artérielle à domicile et ont été invités à transmettre au moins 6 mesures par semaine (3 mesures matinales et 3 mesures en soirée). Les pharmaciens ont ajusté la thérapie anti-hypertensive en conséquence selon des algorithmes de traitement. Pendant les 6 premiers mois de l’intervention, des suivis téléphoniques ont été réalisés toutes les deux semaines jusqu’à ce que la pression artérielle soit stable pendant 6 semaines. La fréquence des suivis a ensuite diminué aux mois. Pendant les mois d’intervention 7 à 12, les suivis téléphoniques étaient aux 2 mois. Après 12 mois, les patients n’ont plus reçu le soutien des pharmaciens et sont retournés sous les soins de leur médecin traitant. Ces patients ont été comparé à un groupe de patients contrôle ayant reçu des soins standards. Un suivi à 18 mois, soit 6 mois post intervention, a été effectué afin d’évaluer la persistance des répercussions mesurées à travers le temps.
  • Concernant le contrôle de la pression artérielle à 6 mois, la différence entre les groupes est significative (p<0,001), 148 patients (71,8%) avaient une pression artérielle contrôlée dans le groupe intervention versus 89 patients (45,2%) dans le groupe contrôle.
  • Concernant le contrôle de la pression artérielle à 12 mois, la différence entre les groupes est significative (p=0,005), 141 patients (71,2%) avaient une pression artérielle contrôlée dans le groupe intervention versus 102 patients (52,8%) dans le groupe contrôle.
  • Concernant le contrôle de la pression artérielle à 18 mois, la différence entre les groupes est significative (p=0,003), 135 patients (71,8%) avaient une pression artérielle contrôlée dans le groupe intervention versus 104 patients (57,1%) dans le groupe contrôle.
  • La réduction de la pression artérielle systolique à 6, 12 et 18 mois de suivi est significativement supérieure dans le groupe intervention (respectivement -21,5 mmHg, -22,5 mmHg et -21,3 mmHg)  versus le groupe contrôle (respectivement -10,8 mmHg, -12,9 mmHg,  -14,7 mmHg) (p<0,001, p<0,001, p=0.004)
  • La réduction de la pression artérielle diastolique à 6 et 12 mois  de suivi est significativement supérieure dans le groupe intervention (respectivement -9,4 mmHg, -9,3 mmHg)  versus le groupe contrôle (respectivement -3,4 mmHg, – 4,3mmHg) (p<0,001)
  • Il n’y a pas de différence significative entre les groupes en terme de réduction de la pression artérielle diastolique à 18 mois de suivi: –9,3 mmHg dans le groupe intervention versus -6,4 mmHg dans le groupe contrôle, p=0,07.
  • Il y a significativement plus d’anti-hypertenseurs prescrits dans le groupe intervention à 6 mois de suivi: 2,2 classes d’antihypertenseurs par patients en moyenne dans le groupe intervention et 1,6 classes d’antihypertenseurs par patients dans le groupe contrôle, p<0,001.
  • Il y a significativement plus d’observance aux anti-hypertenseurs à 6 mois dans le groupe intervention versus le groupe contrôle , p=0,04.
  • Il n’ y a pas de différence significative entre les groupes en ce qui concerne l’observance aux anti-hypertenseurs à 12 mois et 18 mois.
  • A 6 mois de suivi, les patients du groupe intervention était significativement plus satisfaits de la prise en charge médicale que ceux du groupe contrôle.
  • A 12 mois et 18 mois de suivi, il n’y a pas de différence significative entre les groupes en ce qui concerne la satisfaction de la prise en charge médicale.
  • L’implantation d’une telle intervention est estimée à 1350 $.

Ce que nous savions déjà

  • Le rôle et les retombées du pharmacien en hypertension artérielle sont relativement bien documentés. Des études recensent son implication aux niveaux des conseils individuels aux patients, de l’enseignement à l’extérieur du département de pharmacie, de l’évaluation de la pharmacothérapie, de la recherche évaluative, des réunions multidisciplinaires, de la surveillance de la pharmacothérapie, du suivi de conformité, du suivi d’effets indésirables, des tournées cliniques et des réponses aux questions.
  • Cinq études ont été recensées avec des indicateurs de résultats similaires concernant la proportion de patients ayant atteints les cibles de tension artérielle à 6, 12 et/ou 18 mois soient PMID19029501 PMID18847122 PMID18815843 PMID23463811 PMID16945057.
  • De plus, trois articles ont été recensés concernant les retombées du pharmacien dans la réduction de la pression artérielle systolique et/diastolique PMID20040704 PMID19029501 PMID16647628.
  • Deux articles répertorient également des résultats concernant l’observance des patients soient PMID20040704 PMID23463811.
  • Finalement, deux articles font état des résultats concernant la satisfaction des patients soient PMID23463811 PMID18815843.
  • On peut consulter le site Impact Pharmacie et les fiches synthèses «Hypertension artérielle».

Ce qu’on se pose comme question

  • Les résultats obtenues sont-ils attribuables aux interventions du pharmacien elles-mêmes ou à la télésurveillance effectuée/autosurveillance?
  • Le fait que l’étude ait été réalisée sans aveugle peut-il avoir influencé les résultats?
  • Dans le processus de recrutement, beaucoup d’individus invités à participer à l’étude n’ont pas répondu. Est-il possible que le faible taux de réponse ait permis de ne garder que des participants plus concernés par l’hypertension ou tenant plus à cœur leur santé et constituant ainsi un biais?

Ce que vous pouvez notamment faire

  • Réfléchir à la possibilité d’implanter de tels services de soins pour les patients hypertendus en ambulatoire.
  • Évaluer la pertinence d’une telle pratique sous l’angle du rapport coût/efficacité.
  • Élaborer des stratégies de prise en charge de patients hypertendus non contrôlés.

Auteur: Émilie Mégrourèche
Relecteurs: Mylène Breton
Création : 29 mai 2015
Publication: 6 janvier 2016

Quelles sont les retombées des conseils du pharmacien au congé chez les patients diabétiques?

Shah M, Norwood CA, Farias S, Ibrahim S, Chong PH, Fogelfeld L. Diabetes transitional care from inpatient to outpatient setting: pharmacist discharge counseling. J Pharm Pract. 2013 Apr;26(2):120-4. 

Ce que cette étude nous apprend

  • Essai randomisé contrôlé mené à l’hôpital John H. Stroger Jr. du comté de Cook, à Chicago dans l’état de l’Illinois (États-Unis).
  • Échantillon de 130 patients, hospitalisés avec un diagnostic de diabète de type 2 depuis au moins 1 an et avec une hémoglobine glyquée (HbA1c) d’au moins 8.0% à l’admission.
  • Les participants du groupe contrôle recevaient les soins usuels au congé, c’est-à-dire du matériel éducatif imprimé portant sur le diabète ainsi qu’une séance d’éducation thérapeutique menée par une infirmière. Cette séance durait de 5 à 30 minutes et portait sur la gestion des hypoglycémies, des jours de maladies, de l’observance et de l’utilisation du glucomètre. Les participants du groupe intervention étaient reçus en entrevue individuelle avec le pharmacien d’hôpital pour une séance d’éducation thérapeutique. Cette séance durait de 30 à 45 minutes et portait sur les doses et l’efficacité des médicaments ainsi que sur les hypoglycémies, les saines habitudes de vie, la réduction des risques de complications et le renforcement de l’observance. Les patients du groupe intervention recevaient eux aussi les soins usuels au congé. Le niveau d’observance selon les jours de traitement servis a été mesuré à 30, 60, 90 et 120 jours après le congé. Les valeurs de HbA1c, de cholestérol à lipoprotéines de basse densité (LDL-C) et de tension artérielle ont été mesurées à la base et à 90 jours.
  • L’observance, mesurée selon le nombre de jours de traitement servis à la pharmacie communautaire, était significativement plus élevée dans le groupe intervention que dans le groupe contrôle à 60 jours (p=0,016), à 90 jours (p=0,001) et à 120 jours (p=0,006) post-congé. La différence n’était pas significative à 30 jours (p=0,12) post-congé.
  • La diminution moyenne du taux de HbA1c à 90 jours post-congé était significativement plus forte dans le groupe intervention que dans le groupe contrôle (p=0.002).
  • La diminution moyenne du taux de LDL-C à 90 jours post-congé était significativement plus forte dans le groupe intervention que dans le groupe contrôle (p=0,001).
  • La diminution moyenne du taux de cholestérol total à 90 jours post-congé était significativement plus forte dans le groupe intervention que dans le groupe contrôle (p=0,001).
  • Il n’y avait pas de différences significatives entre les deux groupes au niveau du nombre de patients ayant atteint leurs cibles de HbA1c à 90 jours post-congé (p=0,512), ni au niveau de la diminution moyenne de tension artérielle systolique (p=0,136), de tension artérielle diastolique (p=0,749) et de triglycérides (p=0,98) à 90 jours post-congé.
  • Le taux de présence aux rendez-vous de suivi prévus avec le médecin à 90 jours post-congé était significativement plus élevé dans le groupe intervention que dans le groupe contrôle (p=0,01).

Ce que nous savions déjà

Ce qu’on se pose comme question

  • Un suivi au-delà de 120 jours post-congé aurait-il permis d’observer des retombées positives durables à long terme?
  • Les valeurs d’HbA1c à la base plus élevées dans le groupe intervention que dans le groupe contrôle (p=0,04) auraient-elles contribué à l’obtention de résultats positifs au niveau des diminutions d’HbA1c?
  • Les résultats positifs au niveau de l’observance auraient-ils été influencés par l’inclusion des patients pris en charge uniquement par le système de santé public, patients pour qui les médicaments sont moins coûteux?
  • La validité externe des résultats obtenus est-elle diminuée au vu de l’implication d’un seul pharmacien clinique dans l’intervention?

Ce que vous pouvez notamment faire

  • En milieu hospitalier, assurer la complémentarité des conseils au congé de l’infirmière et du pharmacien afin d’éviter les répétitions et de couvrir l’ensemble des conseils importants.
  • En milieu communautaire, vérifier auprès des patients les éléments de conseils au congé à compléter et renforcer systématiquement l’observance dès le premier service.
  • Insister sur la prise de valeurs de laboratoire des patients diabétiques à 90 jours post-congé.

Auteur : Émile Demers

Relecteur: Mylène Breton

Création : 19 juin 2015

Publication: 20 décembre 2016

 

Le pharmacien vaccinateur à l’urgence : une intervention efficace et réaliste?

Cohen V, Jellinek-Cohen SP, Likourezos A, Lum D, Zimmerman DE, Willner MA, Rose J, Marshall JP. Feasibility of a pharmacy-based influenza immunization program in an academic emergency department. Ann Pharmacother. 2013 Nov;47(11):1440-7. doi: 10.1177/1060028013502456. PubMed PMID: 24285761.

Ce que cette étude nous apprend

  • Étude observationnelle transversale menée à l’urgence du Maimonides Medical Center à Brooklyn (NY), États-Unis.
  • Échantillon de convenance de 149 patients anglophones admis et admis à l’urgence mais non suivi d’une hospitalisation.
  • Un programme de vaccination contre l’influenza par un pharmacien clinique a été mis en place au sein d’un département d’urgence d’un centre hospitalier. Les infirmières au triage identifiaient les patients n’ayant pas reçu le vaccin dans une note au dossier électronique. Le pharmacien a rencontré ces patients et a déterminé s’ils étaient éligibles pour la vaccination. Le cas échéant et après acceptation du patient, il a administré le vaccin. Le processus d’évaluation d’éligibilité a été parfois assuré par un résident ou un interne en pharmacie. Le pharmacien a aussi noté les raisons des patients qui ont refusé le vaccin. Le temps alloué à ces différentes interventions a été mesuré. Le taux de vaccination des sept premiers mois a été comparé à celui des années précédentes, où les infirmières étaient responsables de la vaccination contre la grippe à l’urgence.
  • Durant les sept mois de l’étude, 62 patients ont été vaccinés par le pharmacien, comparativement aux 13 patients qui ont été vaccinés par une infirmière à l’urgence dans les huit ans précédant l’étude.
  • Durant les sept mois de l’étude, 87 patients ont refusé le vaccin proposé par le pharmacien. La majorité des patients a répondu se sentir à faible risque de contracter l’influenza (43.9%). Certains ont mentionné qu’ils préféraient être vaccinés par leur omnipraticien (8.5%).
  • Le temps médian consacré au processus de vérification de l’éligibilité au vaccin était de 5 minutes par patient (de 1 à 16 minutes). Le temps médian consacré à l’administration du vaccin était de 3 minutes par patient (de 1 à 18 minutes).

Ce que nous savions déjà

Ce qu’on se pose comme questions

  • L’inclusion de patients allophones aurait-elle augmenté le temps consacré par le pharmacien au service? Aurait-elle augmenté la proportion de vaccins refusés par les patients?
  • Quel était le niveau de satisfaction des patients par rapport au service de vaccination offert à l’urgence?
  • L’intervention serait-elle réalisable dans un contexte non académique, où les étudiants ne seraient pas disponibles pour vérifier l’éligibilité des patients?

Ce que vous pouvez notamment faire

  • Vérifier le taux de vaccination contre l’influenza à l’urgence de votre milieu de pratique, s’il y a lieu.
  • Évaluer la possibilité d’inclure des étudiants en sciences infirmières ou en pharmacie dans le processus de vaccination contre l’influenza de votre milieu de pratique.
  • Appuyer les initiatives visant à entériner le droit des pharmaciens de vacciner au sein de votre juridiction, s’il y a lieu.

Auteur : Émile Demers

Relecteur: Mylène Breton

Création : 17 juillet 2015

Publication: 13 janvier 2016